Samedi 4 juillet 2009



Il la regarde un instant lui tourner le dos, se lève, attrape son manteau sa canne et son chapeau, et s’en va ; s’en va, sans dire un mot.

Derrière ces murailles, vous serez à l’abri de tout, dit-il en levant haut le doigt ; de tout, sauf de vous-même, ajouta-t-il.

Tant qu’tu peux bander1, la vie c’est quelque chose ; après, c’est autre chose.

L’absence de limite, c’est là que se terre le néant.

La morale est partout, il y a même une morale aux histoires, dit-on.

Il y a, tout au moins virtuellement, de tout partout.

Les coupures de presse sont des plaies que l’on ne peut guérir, faut-il pour cela leur donner thore.

J’écoute “Paradise of Replica/Paradise o“ — d'After Dinner, et j’aime ça, ça me fait du bien là où je ne m’y attends pas, elle dit ses notes haut perchées, en scandions brèves, en réponse : des riffs de guitare hargneux, qui vont s’adoucissant, pour rebondir enfin, à nouveau là, et tout s’interrompt… et la voix reprend, a cappella… un instant ailleurs, un instant là-bas, et reprendre là, et tourne, et tourne, jolie petite mélodie, et t’interrompre, sur un accent grave. Et reprendre, loin, si loin… ailleurs déjà, ailleurs, là-bas.

Je passe à : DJ Krush — Decks - Athron (Feat Tatsuki) vidéo ci-dessous (quelques différences avec le morceau que je possède, mais tout de même très proche.) Là je suis réellement parti ailleurs, loin, très loin… à nouveau là, je me demande si je suis bien là. Une musique est bonne, me dis-je, lorsqu’elle te capture ailleurs… Ailleurs, ce mot revient souvent, revient sans cesse, ailleurs, toujours ailleurs, et pourquoi pas ici, mais ici, c’est aussi ailleurs, on y revient, ici, ailleurs, assis coucher debout, fait l’beau, chope le nonos, casse toi tu pus, t’es pas beau, va voir ailleurs si j’y suis.

Lettre à un Inconnu

Souvent nous nous référons au connu, oui, trop souvent nous nous référons aveuglément au connu. C’est une attitude particulièrement hasardeuse, une forme d’inconscience des plus pervers. Nous nous référons au connu, un connu dont nous ignorons, la plupart du temps, s’il a un quelconque fondement ; ignorant jusqu’à son origine, nous revendiquons ce connu inconnu de nous comme une vérité intangible. Les crimes les plus abjects sont commis chaque jour, au nom de ce connu, inconnu de nous ; oui, en son nom, les plus infâmes monstruosités sont perpétrées chaque jour, en son nom, à cette raclure de bidet,  à ce spectre au relent de chiotte, cet inconnu prétendument connu.

N K






Mais tout ça, c’est du pipi du chat, si vous voulez véritablement vous défriser les poils du con ou vous faire dresser les poils de la bite, écoutez plutôt “Knead“ de Keiji haino & Ruins.

Ou bien écoutez ce morceau de  Tujiko Noriko - "mugen kyuukou", juste, parce qu'il est très beau, et cette voix, oui, il a cette voix… comme elle seule le sait.



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1), Le plus souvent, l’absence d’érection est marquée par une velléité de suicide,
et suivit d’un nombre considérable de suicides effectifs. Les suicides effectifs
pour cause d’atonie sexuelle sont légions, dit-on dans les cercles circoncis et
restrictifs des milieux informés.
Le nombre de prépuces orphelins,
ajoute Sœur Collette de la Collerette, ne cesse de croitre ;
et la plupart rejoignent les cohortes de veuves clitos
(qui n’a aucun, notons-le, aucun lien de parenté avec la Veuve Clicquot,
cette grosse pétasse pétillante à en chier des bulles.)

Notons que Sœur Collette de la Collerette est toujours
légèrement hors sujet, pas tout à fait hors,
mais pas non plus tout à fait dedans ;
nous l’appelons,
dans notre petit cercle :
la Dissidente,
un nom qui lui va à ravir
et dont elle est très fière.


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Jeudi 2 juillet 2009


“Cet homme a une tête de plus que moi… cela peut changer.“

Aguirre, la colère de Dieu








Après la terrible histoire du chat éventré d’Hécate, il m’est difficile d’ajouter quelque chose… J’ai eu un chat, un chat en porcelaine, je l’aimais, je crois ; jusqu’au jour où il chût sur le sol dur et froid, et se brisa en mille morceaux (expression convenue pour dire en de nombreux morceaux, mais c’est tout de même plus joli de dire : il se brisa en mille morceaux, mille c’est un chiffre qui impressionne toujours, même si de nos jours nous parlons de giga-machin et de téra-truc, mille restes une valeur sûre). Cet événement — bien qu’il puisse paraitre insignifiant à un œil extérieur non avisé, et donc, aveugle —, me plongea dans une profonde détresse ; je suis resté un long moment dans un état de complète catatonie, contemplant sans les voir les fragments de mon chat répandus sur le sol dur et froid. Encore aujourd’hui, après tant d’années, évoquer cet événement n’est pas sans me causer une vive douleur.




Pour comprendre cette skapade, suivre le lien “chat“, et là, vous rencontrerez une bien jolie minouche.


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Mercredi 1 juillet 2009



Seule la vérité ne ment pas ! Tout le reste est baliverne








Depuis longtemps déjà,
nous tournons autour de cette idée de la gravité.
C’est elle que l’on évoque,
lorsque son évidence nous saisit
– t’es grave ! – me dit M.,
et toujours en de tels instants,
il y a ce petit hiatus,
suivit d’un flottement d’improbable ;
on le sait bien au fond,
que tout est grave.

On est grave, où on ne l’est pas,
dixit Le Grand Mama ;
faut-il en faire notre devise…

De la gravité supposée de toute chose,
il était question.

La réalité étant son emprise sur le réel.
De la gravité effective comme ordinaire.

Je ne suis que trop dans l’imaginaire,
Crucifié sur la croix de la réalité.




Luce avait raison, sa pensée matutinale était d’une extraordinaire lucidité… La réalité est ce que nous acceptons comme tel, là où le réel est ce qu’il est.


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Mardi 30 juin 2009


La sagesse, c’est peut-être de limiter le spectre de nos conneries à notre propre usage.




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Ce mardi 30 juin 2009, ici.

À 16’30’’, je me suis posé cette question :

Quelle est donc cette fameuse base sur laquelle reposent les édifices de la pensée ?

À 16’33’’, je me suis-dit :

Les reptations félines de Terry Bozzio, c’est c’qui donne le groove

À 16’39’, j’ai ouvert le Livre du Krapo, et j’ai lu ceci :

“Il semblerait que Dieu ait la forme d’un triangle. Nous n’avons, pour l’instant, pas d’autres précisions à vous donnez.“

Damasius d’Empirie

A 16’42, j’ai regardé la vérité en face ; elle n’a pas semblée me croire.

À 16’52, j’ai à nouveau ouvert le Livre du Krapo, et j’ai lu ceci :

“Le plus petit homme connu mesurait un peu moins de trois millimètres, il n’est jamais sorti du con de sa mère ; nonobstant, nous restons persuadés que sa vie n’a pas été pour autant inintéressante.“

Emmanuel de Smyrne

À 19’38, d’Elien. :

Hippias et Gorgias arboraient des tenues pourpres, à ce qu’on dit en général.

À 19’44’’, d’étranges glougloutements se font entendre, une voiture passe suivit de près par une mobylette.

À 19’48’’, j’ai écrit, je ne sais plus à propos de quoi :

Je ne sais pas ce que ça change, sans doute pas grand-chose, mais c’est ce pas grand-chose qui peut tout changer.

À 19’50’’, j’ai écrit :

Je ne sais pas m’impliquer dans la réalité, cela peut sembler consternant, et à ceux qui trouveraient que c’est effectivement consternant, je ne pourrais que leur donner raison. Je ne sais rien de l’actualité, et le plus grave, c’est que je ne veux même pas en entendre parler ; non que cela ne m’intéresse pas, mais je m’imprime pas, tout ce que je peux entendre de ce que l’on appelle l’actualité me semble vaguement improbable et légèrement éthéré... Et n’allez pas imaginer que je me sente au dessus de tout ça, non, simplement, je suis ailleurs. On m’a dit que M. J. était mort, que le monde était en deuil, et je ne sais trop quelles autres niaiseries du même ordre. La mort est de loin la chose la moins intéressante qui soit, et tout ce que nous pouvons dire, lorsque nous parlons de la mort, ne concerne pas la mort, mais la vie ; oui nous mourons, et alors, la belle affaire.

À 20’09’’, je me suis retourné dans ma tombe.

À 20’11’’, je me roule une clope.

À 20’12’’, je regarde ce que l’on joue ce soir à la télévision :

Sur Cinéma Star, 22’10’’, un film de Wong Kar-wai : “2046“ (petit joyau) ; sur arte, 23’55’’, un téléfilm : “Rilke et Rodin, une rencontre“

À 19’15’’, rien de spécial, je respire encore, un peu difficilement, l’abus de clope et la chaleur ; un avion passe, suivit d’une voiture ; je pense à Luce qui est partie voir sa sœur dans les Vosges ; Hérodote pensait que c’est en Égypte que la géométrie fut inventée, et que c’est de là qu’elle vint en Grèce.




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note : Il y a eu, je le constate après coup, des bugs spatio-temporels.
Je me demande d’où proviennent ces deux marques sur mon cou,
et d’où vient tout ce sang ???


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Lundi 29 juin 2009





Ce matin, alors que je venais à peine d’ouvrir mes châsses, Luce me dit d’une voix grave et impérieuse “La fiction est supérieure à la réalité. Le réel n’est pas la réalité. Est fictif, tout ce que qui n’est pas réel. La réalité est une fiction. La fiction n’est pas le réel. Le réel est supérieur à la réalité. Sans le réel il n’y a pas de fiction. Sans la fiction il n’y a pas de réalité. Sans la réalité le réel demeure. Sans réel plus rien n’existe… — là elle a marqué un temps d’arrêt, le visage nimbé d’une profonde expectative, et par conclure — et si on mangeait des pâtes, à midi ?"

De tous les mystères, il n’en est de plus grand que celui de Luce.



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Dimanche 28 juin 2009





“N’allons pas croire que la vie se vit plus pleinement dans les chose que l’on juge communément grandes que dans celles que l’on juge communément petites.“

Virginia Woolf


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* — Trois, comme la guerre qui n’eut pas lieu,
ou les arthropodes trilobites qui pullulaient
dans les mers du Paléozoïque.
Trois encore, comme pas deux,
ou les sœurs d’Arthur Frangipane.
Trois, comme le troisième jour du solstice d’été,
ou les trois Parques, qui sont, rappelons-le,
les petites cousines des Trois Suisses.
Trois, comme un crédo triplement galvaudé,
que l’ont arbore fièrement, la bite au vent.
Trois, comme une dichotomie qui rencontre un lapsus,
ou une dyade qui s’amourache d’un cochon de lait.



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Par Krapo-i2 - Publié dans : Doxilafreux - Communauté : Les Krapo-i2
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Dimanche 28 juin 2009





L’essentiel est en tout, je ne veux pas dire qu’il est partout, et qu’il nous suffit de nous baisser pour le saisir ; ce serait trop simple. Lorsque je dis qu’il est en tout, je veux simplement dire qu’il est en toute chose, et pas seulement là où l’on peut s’attendre qu’il soit, mais bien est réellement partout autour de nous. Il peut être contenu dans la graine échappée de la cage de l’oiseau, gisant sur le sol telle une pauvresse esseulée perdue au milieu de nulle part ; ou tout aussi bien dans le repli d’un mouchoir que l’on a négligemment oublié dans la poche d’un manteau en poil de loutre ou de léopard ; ou encore, bien que cela soit moins fréquent, dans le slip kangourou d’un officier de réserve du Corps des Sabreurs Furibards (Un corps d'armée, rappelons-le, est une unité militaire ; terme créé de toutes pièces par un Napoléon Bonaparte surexcité, et utilisé pour la première fois, lors de la campagne d'Autriche de 1805.), qui se serait perdu dans la pampa, non loin de Córdoba (il me semble, mais je ne suis pas certain).

N K


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Certains se demanderont ce que peut bien venir foutre Tom Waits ici ? Simplement pour que l’on arrête de me péter les couilles avec Arno !

(Péter est considéré comme un terme familier ; avec couille, on gagne un échelon, on passe à très familier.)

Une histoire en passant, une de celles qu’affectionnait la petite Choubie – une fille avec deux yeux aussi beaux que ses seins.

La mère – Tu rotes Charlotte ?
La fille – Non, je pète !
La mère – Ce n’est guère plus propre, petite salope.

Ha ha ha !

(Oui, pardon, j’ai oublié de préciser : elle avait de très jolis seins, de ceux que l’on a envie de mordre.)


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Par Krapo-i2 - Publié dans : Scripto-i2 - Communauté : Les Krapo-i2
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Dimanche 28 juin 2009







Le château de Luce

Souveraine de ces Lieux
&
Maitresse des Antipodes1.



"Il existe des papillons jaune citron ; il existe également des Chinois jaune citron. En un sens, on peut donc définir le papillon : Chinois nain ailé d'Europe centrale. Papillons et Chinois passent pour des symboles de la volupté. On entrevoit ici pour la première fois la possibilité d'une concordance, jamais étudiée encore, entre la grande période de la faune lépidoptère et la civilisation chinoise. Que le papillon ait des ailes et pas le Chinois n'est qu'un phénomène superficiel. Un zoologue eût-il compris ne fût-ce qu'une infime partie des dernières et des plus profondes découvertes de la technique, ce ne serait pas à moi d'examiner en premier la signification du fait que les papillons n'ont pas inventé la poudre: précisément parce que les Chinois les ont devancés. La prédilection suicidaire de certaines espèces nocturnes pour les lampes allumées est encore un reliquat, difficilement explicable à l'entendement diurne, de cette relation morphologique avec la Chine."




Robert Musil, "Esprit et expérience. Remarques pour des lecteurs réchappés du déclin de l'Occident",
in Essais, traduits de l'allemand par Philippe Jaccottet, Editions du Seuil, Paris, 1984, p. 100.

Link : ICI
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1) — Les Antipodes, comme chacun sait, sont des êtres qui marchent les pieds en l’air en se regardant brouter l’herbe. .


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(A regarder et écouter la bouche fermée avec un œuf ou une poule sur la tête.)

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Par Krapo-i2 - Publié dans : Littérature - Communauté : Les Krapo-i2
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Dimanche 28 juin 2009







Lorsque je parle, ce n’est pas moi qui parle, ce sont les mots que j’utilise. Cette assertion et sans rapport avec la musique. Lorsque j’écoute de la musique, c’est bien moi qui l’entends, enfin, je crois.

N K

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Par Krapo-i2 - Publié dans : Musique - Communauté : Les Krapo-i2
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Samedi 27 juin 2009


Ce n’est pas l’Histoire qui importe,

mais le mythe qu’elle renferme.






Lorsque le voir se trouble de ce qui est perçu,
De n’être plus qu’un reflet décomposé,
Passant dans ton regard.
Fugitive sensation,
De ce qui n’est plus,
De ce qui ne pourra être.
Réinvente le lieu le temps l’espace,
Il n’est d’autre lieu,
Qu’imaginaire.

N K



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Par Krapo-i2 - Publié dans : Rêves d O' - Communauté : Les Krapo-i2
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Jeudi 25 juin 2009





Réponse explicite à une question implicite du fait de son non-dévoilement ou in-dévoilement.

Tout est trop confus en ce moment dans ma tête, — il est 6’33’’, impression d’avoir perdu beaucoup de temps entre ce moment-là et celui-ci… mais où en étais-je… peut-être en a est-il toujours été ainsi, du temps et du reste, à cette différence près, que là, je n’en rends compte ! Finalement, le problème n’est peut-être pas d’être égoïste ou généreux, actif ou inactif, et nous pouvons poursuivre indéfiniment cette liste bi-spéculative, jusqu’à épuiser le lexique. Tout ça n’a aucun sens, le véritable problème (en quoi le fait de le dire véritable atteste-t-il de sa véracité ?) est probablement (le problème, fût-il futile, est un probant probable, et cela quelque soit la stabilité du socle où il repose) dans notre état de conscience (ou, eut-il été plus juste de dire : inconscience, ou mieux encore : de notre conscience inconsciente d’elle-même). Plus je relis ce texte, et moins il me semble judicieux de l’avoir écrit. Luce, sur ce coup-là, n’a rien manifesté, si ce n’est ce petit sourire en coin qui définit si bien les instants où plus rien n’est à dire. Dès les premiers mots, j’ai su qu’il n’irait nulle part et me conduirait immanquablement à une impasse. Heureux celui qui s’en branle de tout, a dit le Prophète Jean Raymond le jour où sa godiche de femme lui planta inopinément une fourchette dans l’œil.

Va savoir, va savoir...

Ce sujet était pourtant prometteur, comme on dit, et méritait mieux que cette prose boueuse !  Oui, un tel sujet méritait la plus grande attention ; et qu’en ai-je fait, je vous le demande ? Une somptueuse foirade, une bouffonnerie inepte.


Bah ! je n’suis même pas sûr d’être encore là dans 10000 ans !


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Par Krapo-i2 - Publié dans : Scripto-i2 - Communauté : Les Krapo-i2
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Jeudi 25 juin 2009






“Tu quitteras ton père et ta mère
es tu t’attacheras à ton Ishah
et vous deviendrez une chair UNE.“

Genèse

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Par Krapo-i2 - Publié dans : Rêves d O' - Communauté : Les Krapo-i2
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Jeudi 25 juin 2009

Les mots ne n’intéressent que parce qu’ils sont des mots.

N K






“Contrairement à l’idée requise,
La parole n’est pas créatrice de monde ;
L’homme parle comme le chien aboie
Pour exprimer sa colère, ou sa crainte.

Le plaisir est silencieux,
Tout comme l’est l’état de bonheur.“

( ?)


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Par Krapo-i2 - Publié dans : Des mots d'L. - Communauté : Les Krapo-i2
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Mercredi 24 juin 2009




Comment s’appuyer sur une réalité entièrement construite sur des symboles ?





(L’illustration est construite avec deux fragments de dos d’O’)



Et..

Je n’ai encore rien lu d’Ikezawa, ni “Des os de corail“ non plus “Le diamant du Bouddha“


Je n’ai toujours pas vu Florence.

Je n’ai pas de nouvelle de la douce Camile.

Tentative : les “choses“ glissent, s’étalent sans consistance, et s’effacent.

Toujours cet in-exprimé qui rôde.

P. m’a dit, il y a quelque temps de cela : “j’ai laissé voir ma tergiversation fondamentale “, quelle est la porté d’une telle déclaration… J’ai réfléchi durant des heures à ce que pouvait bien être cette fameuse “tergiversation fondamentale “, et je n’ai rien trouvé ; comme quoi, la tergiversation fondamentale, même mise au jour, reste in-dévoilée.

C’est le point où l’on est, le présent, reproductible à l’infini ; infini dans le fini et fini dans l’infini.

Aujourd’hui, on en revient toujours à cet aujourd’hui, demain peut-être, comme hier sans doute.





°








SOS : impossible de faire des modifs sur mon module favori !!!


Quelqu’un a-t-il une solution ???

 

(...)

Par Krapo-i2 - Publié dans : Scripto-i2 - Communauté : Les Krapo-i2
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Lundi 22 juin 2009







1. Est complète l’analyse logique de la proposition dont la grammaire est complètement tirée au clair — quelque soit sa forme d’expression. Il est possible et nécessaire de séparer ce qu’il y a d’essentiel dans notre langage de l’inessentiel — ce qui aboutit à la construction d’un langage phénoménologique. La phénoménologie comme grammaire de ces faits sur lesquels la physique construit ses théories.

Wittgenstein — Remarques philosophiques


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Par Krapo-i2 - Publié dans : Doxilafreux - Communauté : Les Krapo-i2
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KrAäL-2-KrO


Tout effort est un crime,
parce que toute action
est un rêve mort.


Pessoa


*

L'Hypothèse

des

Vampires

Galactiques




Zappa


Mon neveu


Ma cousine



Soap&Skin


Residents


Kargul


Wittgenstein


Moi-même


Ma soeur


Mon père

Krapodit

Krokoi

kralender

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Un peu avant 5'22''


J A P A N

Littérature

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