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(En surface - NK - 2010)
Il faut remonter à la surface, se tenir en surface, se tenir à la surface, se poser en surface, se maintenir à la surface, ne
s’en tenir qu’à la surface, n’être qu’en surface, n’être plus qu’en surface, se fondre à la surface, ne voir que la surface, ne plus voir que la surface, épouser la surface, polir la surface,
patiner en surface, agir en surface, n’agir qu’en surface, ne penser qu’en terme de surface, ne plus penser qu’en terme de surface, et sans prévenir, s’arracher de la surface, explorer les airs,
visiter les nuages, parcourir le ciel, divaguer dans le vide du ciel, pour un temps divaguer, et retomber en surface, et rebondir en surface, et finir par s’immobiliser en surface, et reprendre
pied en surface, sonder du pied la surface, évaluer du pied la solidité de la surface, et explorer la surface, rencontrer d’autres pieds et parler de surface, parler en surface, de la surface et
de sa solidité éprouvée par le pied, approuvée par le pied, un pied de surface, un pied ferme arrimé à la surface, un pied sondeur de surface qui avance en surface là où d’autre ne fond que
stagner en surface, un pied explorateur infatigable, découvreur de nouvelles surfaces, un pied amoureux de surface, comme d’autres, sont amoureux de chaussures, d’autres pieds qui ont abandonné
la réalité de la surface, d’autres pieds qui ne pensent plus qu’en terme de chaussures, des pieds totalement déconnectés de la surface, des pieds qui délirent, loin de la surface, perdue pour la
surface, de pauvres pieds qui font les beaux dans leurs petites chaussures d’apparats, de beaux crétins des profondeurs, dirait ma sœur, qui elle aussi est en surface, pour le meilleur et pour le
pire.
Mucus Crédul
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"Quam multos esse conjectas, qui sece coelo proximos arbitrentur, si de fortunae tuae reliquiis pars eis minima contingat
?"
Boèce - Consolation de la philosophie
(Mousse - NK - 2009)
Ma tête est pleine de ces mots qui ne veulent rien dire ou dont le sens m’échappe, et il me faut vomir ces mots, pour ne pas occire ma raison [tuer mes rêves],... Éléments en "entrances" : (la) Route [est] proche, de ce que l’on souhaite (ou non)... et Risque [d’être et de rester] Hors de portée [de] ou d’autre chose [en – ("sortance") –]... « Il » m’a dit n’être pas un cheval, ni même une cigogne... alors quoi, lui ai-je demandé... Une proposition correcte serait : nous supposons qu’il est le... ; et non : il est le... tel, [ce] – tributaire des relations connexes afférentes – comme [Un] camion, dont nous supposons qu’il portait le numéro ‘080’, passe, de droite à gauche ; il est blanc avec des rayures verticales blanches, blanches comme [était] le petit chien qui vient de passer sous ses roues... Après cet événement (et les invectives hystériques d’un nabot minable qui poussait d’horribles hurlements en jetant ses bras au ciel), – [je doute qu’il eût été très beau à voir] –, comme aurait pu me dire la crémière (qui n’était pas laide, mais tout de même pas très futée), ou toutes autres personnes témoins de la scène... Il est dit que l’enfant-mouche vole de ses propres ails, chose que le petit chien blanc semblait ignoré, cette andouille [...qui, bien que mignon, était très con (de l’aveu du mari de la femme au petit chien blanc)...], petit chien sans ails (bien qu’étant un ange), selon la maîtresse du petit chien blanc, (me dit le mari)... Certaines questions n’ont pas trouvé de réponses : était-ce bien un chien d’ailleurs... ou un lapin... à cette distance, difficile d’être affirmatif... quoi qu’il en soit, le camion blanc à rayures blanches portant (ou non) le numéro ‘080’ est maintenant très loin, loin de la ville est des préoccupations futiles des passants [badauds]. Il arrive parfois, sur une branche ou une cheminée, qu’une mouette ou un corbeau sans Relox qui cherchait le sens de la vie, apprennent d’un cuistre aux pieds plats empreint de réalité que Mercure – empêtré sous les oripeaux du rêve –, est en arrêt maladie pour une durée indéterminée ; ces événements remontent vraisemblablement au 16 juin 2011 où des combats mortels ont eu lieu à Saint-Hilaire-Du-Harcouët entre Sous-mites et Sur-mites. Ce même jour où, Mildred Carpatchio a déclaré d’un ton grave que l’homme-tronc est celui qui parcourt le monde sans membres... qu’importe, car aujourd’hui, même si la roue ne mène plus le monde comme hier, elle continue de tourner [me dit Fortune].
Lucius Crédul - Le K d'i2
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Contributrices & Contributeurs : fbd ;
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Le jour est-il à la nuit ce que la nuit est au jour.
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(Motif - nk - 2012)
La nature du motif infère la persistance ou la non-persistance du motif, sa réitération ou sa non-réitération, selon les flux et
reflux, ou si vous préférez, selon les va-et-vient, positifs ou négatifs, tangibles ou intangibles qui l’animent. Ce sont ces mouvements cycliques qui donneront, pour une large part, la mesure de
leurs influences ou de leurs non-influences sur les récepteurs perceptuels, plus ou moins sensibles, des joyeux, tristes ou impassibles observateurs du dit motif. En dernière analyse, ce sont
leurs appréciations ou non-appréciations, dont dépendra la survie du motif. Si les avis sont favorables, il entrera en redondance selon un principe récursif, et ainsi, assurera sa pérennité ; au
contraire, si les observateurs du dit motif sont grincheux, mal lunés, et de fait d’une totale mauvaise foi, cela, quelque soit les qualités intrinsèques du dit motif, il disparaitra à jamais de
la mémoire des hommes. Le but de tout motif est bien évidemment de survivre, tout motif digne ce nom, n’a d’autre préoccupation que lutter pour sa survie. Ce n’est donc pas uniquement la qualité
du motif – comme on pourrait le penser – qui lui assure ou non une pérennité, mais son rythme, sa fréquence, sa force charismatique et pour l’essentiel, l’humeur des observateurs.
Il y a dans ce qui vient d’être dit, quelque chose de bancal... certains avancerons l’influence des cycles lunaires, je ne leur
accorde pour ma part aucun crédit ; mais là n’est pas ce qui me chagrine... non, il y a quelque chose qui cafouille, comme une escarbille dont nous ne pouvons déterminer le point d’impact et qui
menace de foutre le feu au lac. Ce n’est peut-être qu’une impression... j’essaie de me consoler en pensant qu’une vérité énoncée reste une vérité, quand bien même fut-elle déboutée sitôt
prononcée ; car elle a existé comme telle – au moins l’instant de l’énoncer –, et de fait, demeurera à jamais une vérité à ce moment « x » de son histoire... malgré tout, subsiste un doute...
c’est comme une irritation... ça démange sans vraiment dire d’où cela provient... Dès que possible, j’en parlerais à Mme de Saint-Ange.
Lucius Crédul
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(Qui dit Bois - nk - 2009)
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(Bi-fidus Apodictus - NK - 2044)
Je me demande si l’expression (la plus juste) de notre identité n’est pas révélée par le doute (et les incertitudes) suscité par
la soudaine vacuité (de ce vide) qui s’ouvre sous nos pieds ou dans nos têtes lorsqu’on nous pose – implicitement ou explicitement – une question à laquelle nous n’avons pas de
réponse.
Certains prétendent que l’expression la plus juste de notre identité est révélée par la soudaine vacuité qui s’ouvre sous nos
pieds ou dans nos têtes lorsqu’on nous pose – tacitement ou expressément – une question à laquelle nous n’avons pas de réponse, une question qui sonne, non comme une question sensée offrant une
perspective de réponse acceptable, mais comme une question insensée dont nous ne comprenons pas l’énoncé et qui sonne à nos oreilles de la manière la plus désagréable qui soit.
Par juste, j’entends, là où ça fait mouche, là où une résonnance se produit, là où se concentrent les énergies et les synergies
annonciatrices d’un quelque chose d’encore indéterminé, mais dont l’éminence et la valence (positive ou négative) ne peuvent être mises en doute.
Par juste il faut entendre ce que vous trouvez juste d’entendre, ce qui est en accord avec votre vision de la
justesse.
Par juste faut-il entendre restrictivement ce que vous trouvez juste d’entendre, ce qui est en accord avec votre pitoyable et
incertaine vision de ce qu’est la justesse.
La vérité parfaite est le mensonge absolu, tout comme le mensonge parfait est une vérité absolue.
Personne n’a envie d’entendre la vérité, de tous les fléaux, la vérité est de loin le plus redoutée.
Passé un court laps de temps de stupeur après le choc provoqué par la question, nous avons la sensation de toucher du doigt une
vérité autre et essentielle qui, selon la sensibilité du sujet peut perdurer (en de rares occasions) ou disparaitre aussi soudainement qu’elle est survenue (le plus souvent).
Ce qui miroite un instant disparait l’instant suivant, dit un proverbe lapon.
Il faudrait sans doute conclure ce qui vient d’être dit, trouver une formule conclusive enveloppée de mots d’une édifiante
beauté... je n’ai malheureusement rien d’autre à vous offrir que l’expression de mes doutes les plus certains.
Lucius Crédul - De la certitude de mes doutes
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« Dans Le déclin de l’Occident, Spengler distingue le principe de la forme (Gestalt) et le principe de la loi
: le premier à donné l’histoire, la poésie et la vie ; le second la physique, les mathématiques et la mort. »
Ray Monk – Wittgenstein
(Forme de Dialogue ou Dialogue de Forme – NK -2012)
Je ne suis pas sûr d’être plus intelligent qu’un corbeau, me dit le crapaud ; je ne suis pas certain non plus que le corbeau
soit plus intelligent qu’un champignon ou qu’un morceau de fromage (il se peut que les corbeaux poussent cris d’orfraie en entendant cela) ; en fait, je ne sais pas ce que veut dire «
intelligence » ou plutôt, dire de quelle intelligence il question, lorsque l’on parle d'intelligence chez le corbeau... ses facéties, sa capacité à subvenir à ses besoins vitaux, à se mouvoir
dans les airs... ? Si on parle de l’intelligence en termes de durée de vie, un éléphant est plus intelligent qu’un papillon.
Lorsque je dis : de ça on ne peut en parler, ou : l’intelligence humaine a plus à voir avec une tare, qu’une qualité... ou :
chez l’homme, l’intelligence est proportionnel à son inconséquence... et me taire, observer un long moment de silence... en attendant que l’ange passe... et passer à autre chose... ou revenir là,
sur ça, etc.
Nous confondons trop souvent la circonstance avec les événements qui lui ont donné naissance (ou l’inverse). Lorsque nous
disons : au fond d’un bocal, un cornichon oublié s’ennuyait, tous les regards se tournent vers le cornichon.
Niko K
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Kom-en-terre