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(Une certaine idée - NK - 2012)



Des idées nouvelles, toujours plus nouvelles, de plus en plus nombreuses, de plus en plus folles, de plus en plus lumineuses, s’élèvent dans les cieux, éclairent les cieux, se répandent dans les cieux, pullulent dans les cieux, encombrent les cieux, alourdissent les cieux, ruinent l’intégrité des cieux, menacent de submerger les cieux, d’aveugler les cieux, d’obscurcir les cieux, d’avilir les cieux, de jeter à bas les cieux, de confondre les cieux, de les répudier, de les ostraciser, de les ridiculiser... nous nous accrochons à nos idées, nous les cajolons, pourtant, nous pourrions dire qu’aucune idée n’est jamais définitivement acquise – bien que la rumeur persiste –, et que malgré tout, nous restons sans voix, lorsque certaines idées nous tombent sur la tête, ou à nos pieds, et se répandent là sur le sol où reposaient paisiblement nos pieds, nous assurant le confort et la stabilité d’un sol ferme et sain sur lequel nous pouvions avancer, avec fierté et droiture, sans risquer de trébucher sur un sol devenu incertain, un sol jonché d’idées défaites, d’idées tombées de haut, d’idées mortes ou sans vies.



Niko Kargul & Lucius Crédul

 

 

 

 

 

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Où l’homme sans visage perd une nouvelle fois la face

   La guerre de Troie n'aura pas lieu, est-ce la faute à cette salope dégueulasse de Virginia qui indiquait du doigt une direction peu recommandable aux pèlerins qui poussés par une insoutenable légèreté, voulait se rendre à Lourdes et qui, détourné de leur chemin par l’immonde garce, se retrouvèrent dans un asile pour papillons chinois au sud de Macao. 
   Enfermé dans ma tète prison, nous dit le chef pèlerin, un dénommé Gatto, la banalité de la vie me fait vomir de tristesse, pour peu, je m’attacherais les couilles à un arbre. Panique à bâbord ! s’exclama soudainement un pèlerin de seconde main dont le nom importe peu. Lorsque la nature imite l'art, il faut taire le futile, répliqua le pèlerin-cuistot – qui n’était pas nain, mais pas très grand non-plus –, un certain Bruno originaire des Flandres. Taire le futile, tintinnabulait Passe-partout, je veux bien, encore faut-il trouver l’origine des vampires galactiques.

 

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Nous savons que nous savons
On court à notre perte
Et bien que sachant cela
Quelque chose persiste
Cet immatériel au-delà à la con

Ramus Krapodictus

 

 

 

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Le Krapo-i2

ne vous souhaite RIEN,

et c’est bien le moins

qu’il puisse faire.

 

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Un lamento dolorosa et une alternative spéculative... je vois où peuvent conduire ces idées... il faut poser les "ou", pour les mieux saisir, leurs donner du relief, une dynamique, un élan, une force... Ou alors, les voir comme une alternance naturelle, un passage qui va de l’estime estimée au permutable permuté vers un mépris méprisé, comme passe l’eau sous un pont, ou un nuage dans le ciel... passer de l’un à l’autre et de l’autre à l’un, croiser les possibles, écarter les objections, imposer un point de vue... Ou encore, n’y voir qu’une trilogie à deux temps, une trame mélodique où serait inscrit tout ce que l’on peut en dire, ou taire en le disant... Ou alors, plutôt qu’un constat, une intuition qui nous ferait passer de l’un à l’autre sans voir l’un dans l’autre, et inversement. Ou alors, ne faut-il y voir qu’un simple jeu de mots, une suite de mots qui s’emboitent les uns à la suite des autres selon une certaine logique (induite ou fortuite)... Une constance dans l’inconstance... une persistance brinquebalante... une détermination incertaine... ou alors, ou bien..., et donc, etc. Le troisième temps ne peut qu’être – en ce cas – qu’un "entre-temps"... une césure spatio-temporelle (inférée ou accidentelle), qui, au nom du troisième terme, portera la parole de vérité à ceux qui entendront l’esprit de la voix qui dit des choses et non celle, trompeuse, de la voix de l’esprit qui dit d’autres choses ; car, de cette dernière, chacun y va de son petit couplet, en usant de ses prérogatives fantoches pour imposer sa voix et ajouter au cloaque du cloaque.

Lucius Crédul – Les fils d’Abdul Orpak

 

 

 

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(Un Picton chez les Bouyakas - NK - 2011)

 

 

 

 

 

Jeudi 22, ce moi de décembre me semble interminable, les jours se suivent, lent et morne, inconsistant et vide... Je passe l’essentiel de mon temps avec Wittgenstein – derrière les lignes et au front –, entre les lignes et au fond... enfermé dans l’entre-las d’un inextricable lassis de notes tautologique...

Vendredi 23, je pense à oncle Blatte et à son éternel mégot de joint coincé entre ses lèvres... je pense à Luce virevoltant dans la cuisine... à toi Paramus, far tacere, immobile, suspendu à son fil... je pense aussi à ceux qui tombent sous le sens ou sous les balles... et à d’autres qui de guerre lasse se perdent ou se pendent... je pense à ceux qui ne sont plus là, et à ceux qui ne l’on jamais étés... je pense à ma sœur que j’ai perdue en chemin, à ses grands yeux de biche aux abois...

Samedi 24, après une insipide, longue et écrasante journée, je me suis dit qu’une forme plate comme un écran sans reliefs observé sub specie aeternitatis offrait une profondeur et des perspectives inattendues.

Dimanche 25, toujours pas vu le jour... échappé pour un temps à ses cruelles morsures... rêve, nuit sans fin... tombent les heures... tic-tac... je vais faire un tour à la cuisine, hier j’ai trouvé un Papouki caché sous l’évier, qui sait ce que je vais trouver aujourd’hui...

Lundi 26, rien ne tombe... page cent dix-huit – des questions –, restent mille deux cent trente-quatre pages... Le ciel est partout le ciel, comme la mer, comme tout le reste, pour l’essentiel...

 

Lucius Crédul

 

 

 

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« Je ne peux pas faire grand-chose de plus, dit-elle d’un air laconique, après avoir fouetté ses marmots jusqu’au sang. »

Raymonde Varlet

 

 

 

 

 

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Lundi 19, tombe – à l’heure où l’on entend sonner de toutes parts les clairons et les trompettes calomnieuses – un silence obséquieux qui ne laisse pas d’inquiéter... (En fond sonore le Requiem de György Ligeti.)

Nous sommes comme des veaux me suis-je dit après avoir ouvert une boite de sardines ; sitôt né arraché à la mère et jeté en disgrâce, sitôt fait, sitôt défait, refait, blousé et prompte à dire, comme Chiyou : « La marche des grumeleux est semées d'apprêtées qui sont les entreprises que fait sans fin surgir l'œuvre d’un gougnafier. Béni soit-elle l'ombre de la bonne voilée qui, au nom de la charité, se fait la bergère des moutons qu'elle guide dans la vallée sombre de la poisse et de la glue... Car elle est la gardienne de son balai et la providence des marmots croûteux. J'abattrai tantôt le balai d'une monstrueuse furie, d'une rogne enragée et pétrifiante sur les hordes de harpies en string qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Zhurong. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est Soupe-au-Lait quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout Puissant Croupissant... »

Mardi 20 j’ai zappé la touche d’ocre jaune, bien qu’au loin, elle persiste et demeure tel un fantôme rétinien, misérable touche d’ocre jaune éclatée sur un fond obscur, telle une merde d’oiseau inopportune. Zappé aussi, l’Amour "particulier", cet amour banalement particulier, qui ne peut qu’être particulier et à chacun son nul autre comme pareil son semblable... Zappé aussi, toutes ces questions à la mord-moi le nœud, misérables palliatifs à mes doutes, à mes atermoiements... Zappé mes conjectures oiseuses et morbides ratiocinations... pour un temps, pour un temps...

Mercredi 21, ai-je dit : Persistance ou Habitude... était-elle neutre ou acide... ou tout autre... Là où les mots disent les mots, la tête rechigne, regimbe et finie par entendre autre chose... l’histoire, un jeu cruel entre Cassandre et Lucinda... une histoire d’elles et du pays où elles vivaient... un si beau pays, de si jolis villages... on se demande, c’est quoi ce truc, ce monde... et quoi... était-ce un rêve, une obsession, un concept, une illusion... exproprier, éjecter, jeter hors, au dehors, satelliser... Ai-je parlé d’une latitude, d’une attitude, d’un faussaire habile, d’une icône contrefaite... non, sans doute pas encore... il faudrait tendre une toile, créer un espace où le point puisse divaguer en toute liberté... Était-ce un Gnou ou un Bison... en vérité, seule importait l’énergie déployée dans cette course folle,  la sauvage beauté de ce tas de viande – Gnou ou Bison – lancé à pleine vitesse... point, ligne, trajectoire, mouvement, énergie cinétique... observer « sub specie aeterni » (du point de vue d’éternité) ou (d’une espèce d’éternité) ou (ayant une sorte d’éternité) ou (sous une espèce d’éternité)... là encore, les points de vue divergent, selon l’humeur des traducteurs... et donc, ça donne quoi cette histoire... est-ce une énigme... un charabia, un galimatias... ou un virus désaxé qui m’oblige à penser de guingois légèrement penché le long d’une ligne oblique en suivant un plan incliné...  2012 m’apportera peut-être une réponse.

 

Lucius Crédul 

 

 

 

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Danse-D-III

 

 

 

 

 

 

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KrAäL-2-KrO

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Tout effort est un crime,
parce que toute action
est un rêve mort.


Pessoa


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L'Hypothèse

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Vampires

Galactiques






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