"La vérité est ce qu’un style de pensée présente comme étant la réalité. Ainsi l’existence des divinités grecques était
autrefois une chose vraie, même si cette idée semble aujourd’hui parfaitement absurde à la plupart."
les fenêtres étaient toutes occultées
sauf 1 qui éclairait pauvrement 1 lamentable escalier...
la lumière si vive au-dehors paraissait stoppée net... elle ne parvenait pas à franchir la barrière de la vitre...
cet escalier paraissait liquéfié... je compris en approchant : les toiles d’araignées qui couvraient les murs & unissaient sols & plafonds formaient 1 réseau si dense qu’elles
dissimulaient les murs comme de lourdes tapisseries... 1 œuvre d’art morbide & fantastique...
1 odeur de moisi stagnait... cette demeure que j’avais connue si riche... si fréquentée... était morte avec ses propriétaires...
nulle âme ne passait ici... nul esprit ne hantait ces murs glauques...
depuis vingt ans que le massacre abominable avait été commis la maison s’était vidée de toute substance... désormais c’était le néant qui régnait
Eric Low
Version alternative, pour ceux qui ont peur du noir :>> LOW
"D’abord le corps. Non. D’abord le lieu. Non. D’abord les deux. Tantôt l’un ou l’autre. Tantôt l’autre ou l’un. Dégoûté de l’un essayer l’autre. Dégoûté de l’autre
retour au dégoût de l’un. Encore et encore. Tant mal que pis encore. Jusqu’au dégoût des deux. Vomir et partir. Là où ni l’un ni l’autre. Jusqu’au dégoût de là. Vomir et revenir. Le corps encore.
Où nul. Le lieu encore. Où nul. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux encore. Ou mieux plus mal. Rater plus mal encore. Encore plus mal encore. Jusqu’à être dégoûté pour de bon. Vomir pour de
bon. Là où ni l’un ni l’autre pour de bon. Une bonne fois pour toutes pour de bon."