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  (Coqlaid - NK)

 

 

Jour 14, c’est dans cette cage que naissent les rêves scalariformes, là où l’escalier, dans cette même cage, prend conscience de sa servitude. Et là, entre deux marches il y a cet espace, un espace vide, un espace fonctionnel, un espace de transit, un espace transactionnel, un espace fictionnel, un espace pulsionnel, un espace élémentaire, un espace relationnel, un espace rudimentaire, un espace insécable, un espace relatif, un espace conjecturel, un espace apodictique, un espace assertorique, un espace sans limites, ou plutôt, un espace illimité, in-circonscrit, offert, libre, d’une grande beauté formelle, mais aussi, pleine d’espérance et d’allégresse. Ô toi, bel escalier, donne-moi le courage de te gravir, et ainsi, d’atteindre les hauts plateaux, les cimes et les sommets ; ou alors, jettent sur moi tes foudres assassines, que je chusse jusqu’aux enfers, si tel est ta volonté.

Jour 15, de nuit, non pas celle passée, mais celle en court, en déroute, en suspend... 

Il était le digne descendant d’un abandon et d’une fuite, et bien que je ne puisse me reconnaitre en lui, je ne peux qu’admettre participer de ça. Il était moi, j’étais lui. Nous étions l’un d’eux, l’un de nous, un et personne.

Jour 16, ce matin, pour commencer positivement la journée, j’ai complété ma liste de j’aime... j’aime les canards, ils glissent sur l’eau comme personne... j’aime aussi les rythmes syncopés et la tarte au citron... j’aime également les fleurs de lotus, les tresses de Marie-Sophie, les yoyo, les bulles de savon, la pluie lorsque je suis dans mon lit, les vieux os, les cloitres, les cendres, la brume, les sous-bois, le fracas des vagues qui se brisent au pied de la falaise... et comme je ne sais pas me fixer trop longtemps sur une même activité (ou un même thème), je suis passé à autre chose...

Reste le gout amer des tentatives avortées, des abandons... une succession de renoncements, de capitulations, de ruptures, de transactions manquées, de compromissions...

Trop nombreux sont ceux qui encore aujourd’hui confondent râpe heures avec râpe peur, ou rappeur avec râleur ou râpe à beure, ou confusion avec érotomane, ou dératé avec mal fonction, ou baratté avec baltringue déglingué, ou babelait, ou des ratés avec chat botté ou mouchoir en papier, ou des raretés avec banalité, ou cent heures avec senteurs, ou pelle vis marteau avec pelvis ou crouton, ou poil de con avec poil de cul ou poil de nez, ou chien féroce avec chiendent – cette commune graminée effrontée à rhizomes qui s’invite, sans y être conviée, dans les jardins et les champs.

Jour 17, reste tous ces moments clefs que l’on fixe à l’aide de mot, de musique, d’image, d’impression, de sensation... ici, une impulsion lyrique, toutes en pizzicatos et traits fusants ; là, un dodécaèdre débonnaire qui ne manque pas de faces ; et cette douce senteur d’aubépine qui persiste, comme une rumeur olfactive...

Rupture, fracas, patatras... des brins oblongs jonchent le sol... Lucie poussa un cri... hiiiiiiiiiiiiiiiii ! Une modulation qui ébranla la structure oblique du chevalier, et fit frémir les beffrois.

Il se peut que... Actez la dangerosité de l’assertion, actez les clivages, actez le sacrilège ! Il se peut que... Une absence de visions, une absence de projets, une absence de perspectives... la téléonomie d’une crotte de chien... Il se peut que... Va chier dans ta caisse !

Ainsi va le monde, un monde tel qu’il ne va pas, tel qu’il est sans l’être, un monde controversé par les mouvements erratiques d’un chien errant sans collier à la recherche d’un truc à grailler.

Comme je l’ai dit à Hécate, ce sont les mots qui disent... le rien, le peu, l’absolu, le divin, le vide, une rage de dents, une malfonction, une conjonction, un étant d’art, un principe actif aux agents licencieux, les frasques d’un vulcanologue de bas étage, les jeux cruels d’une camériste perverse, un lit défait, une mine défaite, un piano sans corde, lui aussi défait, une arquebuse sans mèche, défaite elle aussi, un alligator meringué, une coulisse décomplexée, un mouchoir encore humide (sans doute celui de la camériste), etc.

Il faudrait, non pas décroitre, mais décroire. Ce n’est qu’en décroyant que nous pourrons sortir de la crise. Oyez, mes frères, décroyons, décroyons-nous de tout, et en premier lieu, de nous-mêmes. Osez la décroyance, soyez fou, aussi fou que vous puisiez l’être. Décroyez, et les choses s’imposerons d’elles-mêmes, et rien ne viendra plus obvier vos désirs et vos rêves.

 

 

 

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Par Krapo-i2 - Publié dans : Scripto-i2 - Communauté : Les Krapo-i2
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Par Krapo-i2 - Publié dans : Plouf - Communauté : Les Krapo-i2
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Jour 1, de novembre de l’année deux-zéro-un-un, à...  une porte, la - B -, peut-être... des ombres mouvantes...  crissement de pneus...  Salle (2)...  il y avait du brouillard... il y avait une lumière... c’était la nuit, mais l’aube n’était pas loin...  il y avait ce "il", aussi improbable qu’incertain... là où le surgissant surgissait... un frisson, soudain... nuit... première porte à gauche... léger trémolo sur le bémol... cette porte ressemblait étrangement à un mur, sans poignée, sans même un élémentaire encadrement... un mur, impersonnel, lisse, froid, immobile...

Jour 2, membres brisés, disloqués, blastés... la porte était un mur... le choc, un choc... aujourd’hui il convient de parler d’invraisemblables vraisemblances... l’espoir, comparable à un feu grégeois qui se meure à la surface d’une eau saumâtre... on est loin de la douce rotondité d’une poche d’une cornemuse...

Jour 3, odeur de pain grillé... illusion olfactive... il n’y a pas de pain ici... la nuit il fait jour et le jour il fait nuit... et nul pain, grillé ou non, à l’horizon... pas de pain et un peu toujours les mêmes mots qui reviennent... et cette odeur de pain grillé qui persiste...

Jour 4, sensation de torsion, dans les membres, dans le corps... assis au milieu d’une pièce exiguë au plafond démesurément haut... J’ai sans doute fait un mauvais rêve, un de ces rêves idiots qui ravissent les psys...

Jour 5, comment entendre ce qui est dit... faut-il l’entendre... recadrer l’intention pour mieux nous centrer, nous concentrer sur l’élémentaire, l’élément terre, l’élément terreux, boueux, bourbeux où je m’enlise... est-ce l’effet mandala... l’effet captatif du point de fuite...

Jour 6, le cheval est avant tout une tête, sans tête le cheval ne serait plus tout à fait un cheval, tout comme un cochon avec une tête de rat, ne serait plus tout à fait un cochon...

Jour 7, « Suis l’arc-en-ciel et erre de prairies amicales en nuages confus. »...

Jour 8, relater quoi... et quoi faire de cette morne apathie... revenir sur terre, toucher terre, se parer d’illusions, prendre part au carnage, contempler le désastre... monstrueux... reste, spleen, nostalgie, tristesse... reste, des souvenirs et, disait-elle : « toutes ces choses qui ne se disent pas... »

Jour 9, on a retrouvé Albertine, elle se planquait avec le petit Poucet dans le Château du comte Westwest...

Jour 10, Pouacre !

Jour 11, Sniourf !

Jour 12, Nordgoth !

Jour 13, reste à trouver la poule !

 

 

 

 

 

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Par Krapo-i2 - Publié dans : Scripto-i2 - Communauté : Les Krapo-i2
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"La différence entre un bon et un mauvais architecte réside en ce que le mauvais succombe à toutes les tentations quand le bon leur tient tête."

 

 

Wittgenstein

 

 

 

 

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Par Krapo-i2 - Publié dans : Structure Holistique - Communauté : Les Krapo-i2
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(Black Gertrude)

 

 

 

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  Ching-Yun Hu - Granados - Spanish Dance

 

 

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Par Krapo-i2 - Publié dans : Musique - Communauté : Les Krapo-i2
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(Noir Truc - NK - 2011)




Oyez, Frères Paraboliques et Sœurs Allégoriques, contrairement à ce que l’on prétend, un chat n’est jamais tout à fait un chat. Et si nous admettons cela, il nous faudra aussi admettre que connaitre le nom de Teu ne nous éclaire en rien sur Teu ; à contrario, nous pouvons affirmer qu’un bon rouge n’est jamais bleu.

Elle rigole, s’ébaudit, se pisse dessus...  Et son rire, tel un rire, rebondit, tel un écho, en se propageant par saut, d’esgourde en esgourde, car elle ne peut admettre la convexité de l’objet observé qu’à l’aune de sa concavité.

L’œuvre d’Art s’affirme et se déploie à l’extrémité de l’excroissance naissante, là où affleure l’infime, en sa partie la moins visible, la moins tangible. C’est cette tension entre des exigences contradictoires qu’il nous faut surmonter, en nous plongeant dans l’étant laiteux des filles de Teu, les charmantes Camille et Mirabel.

L’objet est singulier, sa forme originelle est participative, il exerce une force de captation sur les esprits des cons sidérés. En éclatant la narration, l’objet disloque le discours, arrachant des larmes acrimonieuses au destin. La seule chose certaine et que tout demeure possible tant que subsiste un doute et que l’issue n’est pas fatale.

De quoi est-il question, entre le pont et les rives, s’exerce la force ambivalente d’une articulation, ou plutôt, d’une jonction. Toutefois, et quelques soit la nature de ce lien causal, il demeure indéniable que, d’un côté comme de l’autre, sa fonction recouvre les processus qui régissent l’objet contigu aux deux rives.

Bien des voiles ténébreux sont maintenant levés, il me semble même entendre des oiseaux chantés ; et cette lumière, cette divine lumière, qui ensorcelle les champs de blé et le pelage soyeux du futé renard.

Le temps semble s’être arrêté, et le un faire Un.

Les oiseaux aussi se sont tus, et la nuit soudainement est tombée ; mais peut-être était-ce un nuage, ou une éclipse, mais qu’importe, et qui faire, lorsque plane au dessus de nos têtes, des nuées de vautours affamés, les charognes acquièrent des propriétés magiques.

Il est dit que du temps de B., la situation n’était pas meilleure qu’au temps de D.

L’analyse est certes partielle, il y a des manques sur la bande magnétique, des cliquetis et des couacs, des feulements aigus, des stridences convulsives, des loquephèmes et des sèmioques loufoques, et j’ignore comment combler ces manques, j’ai fait de mon mieux, il est maintenant l’heure de me coucher.

NK

 

 

 

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parce que toute action
est un rêve mort.


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