Jérémie nous dit :
"L’art des hommes les a rendus tous insensés – je confirme –, les statues, poursuit-il, sont
devenues la confusion de ceux qui les ont faites – venant d’hommes insensés cette confusion me semble logique, et – parce que leurs ouvrages n’est qu’un mensonge, et une matière qui
n’a point de vie., – que veut-il dire… qu’ils avaient des goûts de chiottes, et que ces statues ne ressemblaient à rien… je reste perplexe… et là, il en rajoute une couche – Ce sont
des ouvrages vains et dignes de risées ; – bon, après tout, il y en a que l’art statuaire laisse de marbre, mais ce n’est pas le plus grave, c’est là qu’il commence à dérailler salement, –
ils périront au temps que Dieu les visitera dans sa colère., – il faut croire que Dieu s’emmerde duraille, pour venir châtier de pauvres sculpteurs, qui plus est, sans talent (au dire
de Jérémie), mais ce n’est rien, il s’enflamme, et ce ne sont plus seulement les sculpteurs qui sont victimes de sont courroux, il veut tout briser, comme il dit, – les chevaux, les
cavaliers, les chariots, les femmes, les enfants, les jeunes filles – non, s’te plait Jérémie, pas les jeunes filles – et il poursuit tel un fou furieux déchainé crachant sa haine sur tout
ce qui bouge, et tout y passe – le pasteur et son troupeau, le laboureur et les bœufs, les chefs et les magistrats – bon là, je dis pas.
Jérémie, calme toi, tout va bien, regarde : la plaine singulière épouse le ciel si haut, les lucioles dans le bois
illuminent les fées, les tartes à l’airelle fleure bon dans les maisons, voit, regarde comme le monde et beau.
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Krommentaires