Nous estimons selon ce qui nous parait être estimable d’estimer au lieu d’estimer ce qui serait estimable d’estimer si nous
prenions la peine d’estimer à sa juste valeur ce qui est estimable à juste titre d’estimer et non pas ce qui nous parait être estimable d’estimer selon le seul principe que nous le tenons pour
estimable.
Nous permutons selon ce qui nous parait être permutable de permuter au lieu de permuter ce qui serait permutable de permuter si
nous prenions la peine de permuter à sa juste valeur ce qui est permutable à juste titre de permuter et non pas ce qui nous parait être permutable de permuter selon le seul principe que nous le
tenons pour permutable.
Nous méprisons selon ce qui nous parait être méprisable de mépriser au lieu de mépriser ce qui serait méprisable de mépriser si
nous prenions la peine de mépriser à sa juste valeur ce qui est méprisable à juste titre de mépriser et non pas ce qui nous parait être méprisable de mépriser selon le seul principe que nous le
tenons pour méprisable.
Nous estimons, permutons, méprisons selon ce qui nous parait être estimable d’estimer, selon ce qui nous parait être permutable
de permuter, selon ce qui nous parait être méprisable de mépriser, au lieu d’estimer, permuter, mépriser ce qui serait estimable d’estimer, ce qui serait permutable de permuter, ce qui serait
méprisable de mépriser si nous prenions la peine d’estimer, permuter, mépriser à sa juste valeur ce qui est estimable, permutable, méprisable à juste titre d’estimer, de permuter, de mépriser et
non pas ce qui nous parait être estimable d’estimer, permutable de permuter, méprisable de mépriser selon le seul principe que nous le tenons pour estimable, permutable et méprisable.
C’est une position charismatique qui tourne autour d’un fuseau sans poils qu’une ombre déportée entrouvre pour nous assurer
d’offrir à la postérité la forme confuse d’un médian désaxé empreint d’une forme pernicieuse de dandysme dadaïste halluciné ressemblant à un clafoutis enflammé d’une soudaine passion pour les
animaux de basse-cour.
Rouge, certainement, pour la partie la plus flagrante, là où se joue la sensation première, sur le devant de la scène... un
objet, une couleur, un mouvement... un quelque chose qui évoque... des mots pour le dire, l’empreinte d’un souvenir... souvenir d’un livre lu il y a plus de 30 ans... Des personnages
singulièrement flous, bercés dans les eaux du Léthé...
Gertrude dit :
Moi j'aime bien le show froid de sens.
i2 répond :
Je ne saurai le mieux dire... ou le de dire à la façon d’un Pierre Ménard : « le show froid de sens. »... qui évoque à la fois
l’absence et l’étendu...
Anne Hecdoth dit :
C’est une couche de peinture rouge sur un espace doré. C’est un banc de poissons rouges dans un océan de blés. C’est une purée de pois rouge recouvrant l’immensité. C’est le sang du doigt de fée à la quenouille piquée. Ce sont des perles de sang qui coquelicotent dans la forêt.
i2 répond :
De bien belles images, merci... cela m’a fait penser, de fil en aiguille (ou du chat à la souris) – sans rapport direct avec ce
qui est dit –, aux trois fées qui se sont penchées sur mon berceau, elles étaient complètement bourrées, elles ont dit n’importe quoi, et voilà le résultat !
Derrière la ligne d’horizon, il y a des lignes qui convergent, divergent, se croisent, s’entrechoquent, se brisent, se
démultiplient, s’accouplent, fusionnent, dessinent des figures capillotractées, des motifs mystérieux et alambiqués défiant toute description, invalidant toute objectivation. Comme il est dit,
les lignes du seigneur sont imputrescibles, et Paradoxe est son prophète.
Ce sont les petits points qui font les grandes lignes.
Kom-en-terre