Comme il est dit : "S’il n’y a pas de problème, il n’y a pas de solution ; et s’il n’y a pas de solution, il n’y a pas de
problème."
Il y a ici une contradiction (contre addiction) propre à susciter un débat, tout au moins, une réaction – fut-elle contradictoire et implicite –, un appel à extérioriser les protestations larvées
qui obscurcissent l’horizon.
L’envie d’être est chez moi, réduite à sa plus triviale expression. Le monde m’ennuie, et la plupart des gens m’insupportent.
J’écoute sans y croire, les idées de l’un, les idées de l’autre. Enfant déjà, le monde des idées me semblait
illusoire et sans issue. Aujourd’hui, je ne suis guère plus optimiste qu’alors, sur le bien-fondé des idées.
Si je suis aujourd’hui dans le monde des idées, et non, dans celui de l’action, c’est plus par défaut que par
choix. Je n’ai jamais aimé l’action qu’en pensée, sitôt matérialisée dans réel, elle me dégoute, et les rares fois où je m’y suis risqué, cela c’est immanquablement conclu par de lamentables
désastres. Si j’ai pu résister à la vie, il n’en a pas été de même avec le monde de ma tête. Un monde de pensées que je compare volontiers à une meute de rats furieux parcourant les égouts de ma
tête à la recherche de leurs pitances spéculatives.
Ce que nous appelons penser, n’est peut-être qu’une maladie. Une prolifération métastasique d’illusions que
nous tentons par des raisonnements spécieux et alambiqués de crédibiliser.
Si la pensée est le stade ultime de l’évolution, le résultat me semble résolument vide de sens. Le monde des
idées est sans issue, illusoire et sans limites. Un infini spéculatif, une fiction où l’irrésolution fait écho à un perpétuel inassouvissement.
Cette pensée qui sans cesse échafaude, suppute, égotise, s’enlise, s’élève, retombe, se perd, divague,
renâcle, convoite. Cette pensée qui jamais n’est pensée, mais toujours achoppe, est en bute, se heurte, se fracasse et fini toujours par s’échouer lamentablement sur les récifs du réel. Cette
pensée in-pensée et in-pensable, n’est que maladie de la pensée, et grotesque prétention du "penser", et je hais la pensée tout autant que je hais l’action. L’homme est une maladie incurable, le
fruit pourri d’une dégénération, une gangrène cognitive, le furoncle de la création. Et je t’emmerde, toi là-haut, le très haut connard, toi et tous tes grouillots volants, toi, et toute ta
clique de lèche-cul verbeux, toi, raclure de bidet céleste, toi, l’immonde logos.
beaucoup de bonnes choses dans ce texte :
"penser n'est peut-être qu'une maladie"
eh oui : comme tous les autres êtres vivant sur cette planète nous n'étions destinés qu'à nous reproduire
& puis il y a eu 1 accident & tout s'est déréglé... & la "pensée" nous est venue... on sait que c'est 1 erreur vu l'état de la planète aujourd'hui...
vue l'humeur je n'en dirais pas +
mais je n'en (pense) pas moins...
commentaire n° : 1 posté par : Eric LOW (site web) le: 17/05/2008 14:53:30
Je ne sais quoi dire de ce texte… (pour l’instant)
réponse de : Krapo-i2 (site web) le: 18/05/2008 19:01:21
le problème des personnes intelligentes ou intellectuels c'est qu'ils sont souvent malheureux; Au fond je jense qu'il faut une bonne dose de bètise pour être heureux et que finalement, malheureusement je ne suis pas assez sotte ( ce qui peut paraître prétentieux)
J’imagine que tu n’aurais pas laissé ce commentaire, si tu en étais dépourvu :-)
réponse de : Krapo-i2 (site web) le: 18/05/2008 18:47:16
Le problème (?) c'est penser. La solution, c'est arrêter de penser. Ca résoud tous les problèmes.
J'adhère complètement à ton texte que je trouve drôle (les pensées dans la tête comme les rats dans les égoûts...) et bien écrit...Je reviens pour te mettre en lien un texte que tu pourras méditer, s'il te plaît...
commentaire n° : 3 posté par : G. de B. (site web) le: 19/05/2008 09:51:38
… :-)
réponse de : Krapo-i2 (site web) le: 19/05/2008 16:47:59
http://hermetisme.over-blog.com/article-19330339.html
Le lien ne veut pas s'actionner...
commentaire n° : 4 posté par : G. de B. (site web) le: 19/05/2008 10:00:30
Merci Grenouille, voilà un texte des plus éclairants… de précieuses lumières pour moi qui marche souvent à l’intuition… :-)
réponse de : Krapo-i2 (site web) le: 19/05/2008 16:44:54
absolument parfois je suis heureuse et sotte !!! ; )
Les sages, parait-il, semblent sots… Ivre de béatitude…
réponse de : Krapo-i2 (site web) le: 19/05/2008 16:43:33
c'est un texte fort, très fort... très très fort...
Nobodaddy se contrefiche de nous. il joue aux dés n'en déplaise à Newton Laplace et tous les réductionnistes !
il faut retrouver la voie de singe, reprendre tout depuis les cavernes. Brûler les icônes monothéistes et jouir de l'art pariétal.
commentaire n° : 6 posté par : dick shaver (site web) le: 19/05/2008 21:38:01
Les réponses tuent l’interrogation ;-)
Sous la cendre encore tiède, de brulantes questions demeurent...
réponse de : Krapo-i2 (site web) le: 21/05/2008 08:43:49
mmh... si je savais écrire et si j'avais du me résumer, je pense que cela aurait ressemblé à ce texte. mais je n'ai fait que le penser, je ne l'ai jamais écrit....
mmh… tes mots, tes images, sont poétiques… et si tu avais écrit ce texte, il serait certainement plus élégant que ce déballage paroxystique d’énervé du bocal ;-)
réponse de : Krapo-i2 (site web) le: 23/05/2008 06:49:40
Certaines réponses entrainent d'autres questions.
commentaire n° : 8 posté par : G. de B. (site web) le: 23/05/2008 10:53:18
C’est quoi la question ?
réponse de : Krapo-i2 (site web) le: 24/05/2008 16:07:14
"penser n'est peut-être qu'une maladie"
eh oui : comme tous les autres êtres vivant sur cette planète nous n'étions destinés qu'à nous reproduire
& puis il y a eu 1 accident & tout s'est déréglé... & la "pensée" nous est venue... on sait que c'est 1 erreur vu l'état de la planète aujourd'hui...
vue l'humeur je n'en dirais pas +
mais je n'en (pense) pas moins...
Je ne sais quoi dire de ce texte… (pour l’instant)