– La ville se reflète dans tes yeux, me dit-elle.
Et elle se penche pour voir :
– Oui, elle se reflète dans tes yeux. Tu sais, je vois partout des ordures, des montagnes d’ordures. Au milieu, c’est le centre d’incinération, ce bâtiment noir de crasse. On ne peut pas dire
combien il y a d’étages, les pièces sont sûrement très haute de plafond. Comme pour se protéger de la suie et des mauvaises odeurs, les fenêtres sont minuscules. […] Des odeurs de pourritures
montent de partout et s’infiltrent en flux plus ou moins compacts, dans l’air épais. Çà et là, on entrevoit un filet de terre rouge, à peine visible entre les détritus et les ordures.