"Il regardait au-delà de Chin les flux de chiffres qui coulaient dans des directions opposées. Il comprenait tout ce que
cela représentait pour lui, le déroulement et les secousses des données sur un écran. Il examinait les diagrammes imagés qui faisaient jouer entre eux des modèles organiques, l’aile d’oiseau et
la coquille protectrice. Il était superficiel de prétendre que les chiffres et les tableaux fussent la froide compression d’énergies humaines désordonnées, toutes sortes d’aspirations et de suées
nocturnes réduites à de lumineuses unités au firmament du marché financier. En fait, les données mêmes étaient vibrantes et rayonnantes, autre aspect dynamique du processus vital. C’était
l’éloquence des alphabets et des systèmes numériques, pleinement réalisée sous la forme électronique à présent, dans l’état zéro-un du monde, l’impératif numérique qui définissait le moindre
souffle des milliards d’habitants de la planète. C’est là qu’était l’élan de la biosphère. Nos corps et nos océans étaient là, perceptibles et entiers."