Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 09:20

 

 

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  (Wouaf ! Wouaf ! - NK -2011)

 

 

Il se peut que tout cela soit le fruit d’un énervement, et pas grand-chose de plus. Pour l’essentiel, écrire me permet de mettre au jour mes modes de pensées, d’expliciter le carnage, de donner une forme provisoire au chaos... ou bien ne faut-il y voir qu’une tentative désespérée d’extraire de ce truc gélatineux enclavé entre mes deux oreilles, cet insolent qui dit des choses... Qu’ai-je voulu dire en écrivant ce texte... La faim est un œil qui te scrute... et les mots ne dise rien de ça... bien que l’on puisse virtuellement tout dire avec des mots, ils restent muets face à ça... et à nouveau il me faut creuser, creuser, creuser, creuser... toujours plus profond, creuser, sans cesse et sans relâche, creuser... Il subsiste sans doute une part de pudeur... une entrave... une enclave... un emmurement...  va savoir !  il se passe de drôle de chose parfois... et la vie nous réserve bien des surprises, comme on dit.... Tout ça c’est des corps impalpables, des conventions, qui selon le style, l’époque, le lieu, les mœurs et coutumes, vont se transmuer en joli papillon, ou en mouche à vinaigre, en vache sacrée, en trèfle à quatre feuilles, en grumeaux, en fantaisie épique au corps stylisé, en brin de blé... qui sait... qui sait – ici, il faudrait quelques accords de piano –... quelques touches rapides et légères... et de me réveiller, et constaté que je n’avais toujours pas trouvé la porte, avec en prime l’air d’un con avec sa clef à la main, pendouillant inutilement... et toujours aucune portes à l’horizon... fuyons... cap au nord-est, faire face aux cohortes de démons endiablés rugissant de rage, faces hargneuses aux crocs acérés, fourches tendues, prêtent à t’enfourcher... tomates éclatées, platement éclatées... à la fin du troisième acte apparait une tour d’où soudain surgit une voix, cette voix, ou la promesse de cette voix, je ne me souviens plus très bien, et toute cette nuit qui soudain s’éclairera, s’éclaira, nuit folle aux fragrances de foutre... C’matin j’avais une tête de phoque empaillé, j’ai engueulé ce connard de miroir...et il n’y a pas qu’ça, mon rasoir est hermétique à la barbe... et je le soupçonne aussi de pratiquer une forme d’agnosticisme capillaire hérité d’une ballerine lozérienne... Un peu de musique, un air de jazz, un saxophone qui miaule, pousse de petits cris... cocktail banane-kiwis... jeu d’eau et de pluie... petit oursin qui roule sous un lit... cheval galopant le long d’une plage de sable blanc... écoute et tait-toi... J’aimerais tant dire quelque chose de définitif sur le Maroilles, de radical sur les Profiteroles... Revient sur terre i2, le vide cosmique à des relents d’irrésolus. Miaulent trompettes, délivre-nous ton chant... fait moi oublier cette pute... cette conne... cette vie...

 

Niko Kargul

 

 

 

 

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Par Krapo-i2 - Publié dans : Scripto-i2
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