(Miam ! Miam ! - nk - 2011)
Peindre des fleurs
Peindre des larmes
Des fleurs-larmes
En cœurs
Tombent des arbres
En fleurs
Chute funeste
Le ver est dans le fruit
Il sourit
La fleur était le fruit
Maintenant au pied de l’arbre
Il pourrit
Peindre des larmes
Peindre des fleurs
Des fleurs-fruits
Sans armes
Au pied de l’arbre
En pleurs
Mucus Crédul - Des fleurs et des larmes
*
*
Un rêve comme un autre ...hier il n'y avait pas encore de neige et je marchais et me disais que mettre quelques larmes en flacon ,des larmes versées dans un moment d'intense émotion ,ce serait le plaisir suprême , un désir esthétique impossible ,un délice Baudelairien ...( Des larmes qu'on aurait versées ...) . A-t-on jamais offert ses larmes dans une fiole à quelqu'un ,comme on offrait une mèche de cheveux dans un médaillon ? ....Le pétale d'une fleur morte entre les pages d'un livre oublié m'émeut profondément !
Ben, ça fait plaisir... et que suis-je sensé entendre par : "Un rêve comme un autre" !!! Ce poème que j’ai écrit avec des larmes de sang ne méritait-il pas mieux que ce ‘comme un autre’, un autre quoi d’ailleurs, je vous le demande... oui, "Un rêve comme un autre"... pour ne pas dire une petite chose banale d’un commun et d’une insignifiance accablante, ordinaire et dérisoire, aussi négligeable qu’une crotte de mouche séchée sur la mitre d’un pontife pontifiant... voilà à quoi est réduit mon beau poème, ma chair, mon sang... Les voilà vos larmes, des larmes d’émeu, pitoyable dromaiidé, condamné à ne pas quitter le planché des vaches ; car de lui je me sens proche, nous partageons les mêmes courtes ailes, un même destin funeste qui nous condamne à nous tenir loin de l’empyrée et des célestes augures.
Snif :)
tu as raison, mangeons la fleur!
Mangeons la fleur, le fusil, les prisonniers, les pies sans lit, les ostrogoths, les désidératas, l’air, les mots... mangeons-les tous...
Ya confusion cher Krapo ,le rêve comme un autre ,c'était le mien ,cette histoire de larmes en flacon ,c'est le poème qui m'a inspiré ce rêve fou ,banalement cloisonné ,cette envie de larmes encloses ....
Je rampe comme ...un vers .... :(
Tssss... Je suis vraiment un affreux Krapo... Il n’y a pas de confusion, c’était juste une parodie et même une auto-parodie... Il faut tout de même de que je mérite de temps à autre mon titre de Krapo-i2.
J’ai bien aimé ton rêve (qui n’a rien de "comme un autre", il est singulier et poétique (trop beau pour mon affreuse mare).
Ton idée reste originale, les lacrymatoires ne servaient pas à recueillir les larmes – LACRYMATOIRE, subst. masc. et adj.
I. − Subst. masc., ARCHÉOL. Petite fiole ou petit vase funéraire romain en terre cuite ou en verre qui servait, croyait-on, à recueillir les larmes des pleureuses et contenait, en fait, les huiles odorantes ou les baumes nécessaires au rite des funérailles. Vitrines poussiéreuses encombrées de lampes étrusques, de majoliques, de fragments de lacrymatoires irisés, de sébiles de vieilles monnaies (Goncourt, Mme Gervaisais,1869, p. 29):
Il nous faisait traverser des salons gigantesques, pleins de vitrines, d'objets d'art, de bahuts, de reliquaires. Il ouvrait les uns ou les autres et en sortait parfois une pièce rare, entre le pouce et l'index : « Voici le lacrymatoire d'Agrippine. Voici le peigne et le miroir de Cléopâtre. » Duhamel, Désert Bièvres, 1937, p. 48.
II. − Adjectif
A. − Rare. Synon. de lacrymogène. [Les] chevaux du cortège de Soliman (...) furent vus répandant des larmes, parce qu'on leur avait soufflé dans les narines, je ne sais quelle poudre lacrymatoire (Bloy, Journal,1903, p. 195).
B. − Plais. [En parlant d'un état, d'un affect] Qui fait verser des pleurs, qui concernent les pleurs. Il a ensuite eu l'air si furieux d'être surpris en cet état lacrymatoire (Sue, Myst. Paris, t. 7, 1842-43, p. 228).Mais c'est si vrai, en tout cas, des Allemands en général, des vieux Allemands, de tous ces idiots romantiques, avec leur pensée rance, leur émotion lacrymatoire, ces rabâchages séniles qu'on veut que nous admirions (Rolland, J.-Chr., Révolte, 1907, p. 413).
Prononc. et Orth. : [lakʀimatwa:ʀ]. Ac. 1718 lachrymatoire, ensuite lacry-. Étymol. et Hist. 1690 subst. masc. (Fur.); 1808 adj. (Boiste). Empr. au b. lat.lacrimatorius « qui combat le larmoiement ».
La mare de krapo-i2 est une mare à rêver ...les mots sont comme des bulles mystérieuses ...:)
Si j'y viens c'est que ...C'est pour cette raison ...( entre autre ! )
C'est kro