Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 18:52

 

"Ah, si nous n’avions pas rencontré Glenn, dit Wertheimer. Si le nom d’Horowitz n’avait rien signifié pour nous. Si nous n’étions pas allés à Salzbourg! dit-il. Dans cette ville, nous avons trouvé la mort, en étudiant chez Horowitz et en faisant la connaissance de Glenn Gould. Notre ami a signifié notre mort. Nous étions meilleurs que la plupart de ceux qui étudiaient chez Horowitz mais Glenn était meilleur qu’Horowitz lui-même, dit Wertheimer, je l’entends encore, lui non. Tant de gens de son entourage étaient morts jusque-là, tant de parents, d’amis, de connaissances, aucun de ces décès ne l’avait ébranlé le moins du monde alors que la mort de Glenn avait été un coup mortel, le mot mortel fut articulé par lui avec une terrible précision. Après tout, il n’est pas besoin de vivre dans la proximité immédiate d’un homme pour être attaché à lui plus qu’à nul autre, dit-il."

 

Thomas Bernhard - Le naufragé

 

 

 

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Par Krapo-i2 - Publié dans : Musique
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Commentaires

C'est fascinant.... cet homme était perdu pour le monde terrestre.

Commentaire n°1 posté par Gertrude le 19/09/2011 à 09h39

 

Après un long blanc, Krapo à dit : je ne suis pas sûr qu’il y en ut’un autre.

 

 

Réponse de Krapo-i2 le 22/09/2011 à 19h03
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