Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 20:30

 

 

 

 

O-IGP1462.jpg

 

 

  (Jeu de main - NK)

 

 

 

Ne pas parler d’amour est complètement fou... et fou, tout comme le thon en boite, je le suis ; comme la mouche aussi, parfois, quelquefois... mais là, bien caché dans la trompe d’un éléphant... je ne sais faire semblant, est-ce là aussi une illusion... derrière le masque se cache un autre masque, qui lui-même en cache un autre, qui lui-même, etc. Des mots fusent, résonnent au loin, vont se perdre... Il y a une transparence, quelque chose de diaphane, un doux secret, une tendre promesse... ou autre chose, qui sait ce qu’un masque peut cacher, surtout s’il est transparent.

 

Niko le Krap'O'

 

 

 

 

 

*

 

 

cyriak

 

°

Par Krapo-i2 - Publié dans : Rêves d O'
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Pour moi c'est: parler d'amour est complètement fou!

Commentaire n°1 posté par josée le 16/10/2011 à 10h26

Je n’en parle pas puisque je prétends être fou... reste à savoir quel crédit apporter aux paroles d’un fou. Quoi qu’il en soit, en parler ou le taire est une pure folie, l’amour par essence est fou, seul l’insensé peut le nier, seuls le sage ou le thon – avant qu’il ne soit en boite –, peuvent lui échapper.

«Cette aspiration aveugle vers le mieux suffirait à justifier l'amour tel que je le conçois, l'amour absolu, comme seul principe de sélection physique et morale qui puisse répondre de la non-vanité du témoignage, du passage humain.»

André Breton - L’amour fou

Réponse de Krapo-i2 le 16/10/2011 à 14h18

je ne distingue toujours pas le "formel" du "réel", la forme du fond, le masque du rôle, la pelure de l'oignon étant l'oignon (y thon y croûton). Quand à distinguer le fond du fou, le fond du trou et le fou du thon…

l'amour: Peut-on en parler vraiment sans crier ou chanter, saigner ou exulter, l'approcher sans rejoindre la poésie…?

Commentaire n°2 posté par fbd le 29/10/2011 à 16h38

 

Loin de l’œil formel rigoriste des constructions formelles un peu folles prennent vie.

Qui donne la forme donne le fond

Faute d’un terme adéquat, on se trouve face à une impasse (l’un passe et les autres suivent, au trot ou au galop, selon les circonstances, un mariage, ou un enterrement)... Face à un terme plurivoque, l’équivoque nous saisit, et l’amour est un des termes les férocement plurivoque, l’amour est un pitbull qui lorsqu’il te mort ne te lâche plus. Certaines langues, je crois, interdisent de pouvoir dire : "j’aime ce fromage" ; en français on peut aimer tout est n’importe quoi, l’opéra et la choucroute, les étoiles et les chihuahuas... alors, de quoi parle thon ?

Il faut prendre l’amour et le réduire à ce qu’il est, un terme qui ne dit pas ce que j’ai envie qu’il dise, et que j’utilise à défaut d’en avoir trouvé un autre plus apte à dire ce qu’il ne dit pas.

J’ai parlé d’un "Amour-particulier" sans parvenir à dire en quoi consistait cet "Amour-particulier", preuve, s’il en fallait une, que je parle souvent pour ne rien dire.

L’idée de départ était de parler de cet "amour", appelons-le "détaché", un amour sans objet, un principe unifiant qui, bien qu’il ne soit pas sans lien avec nos sentiments, nos impressions, nos sensations, ne dépendent pas de nous... un quelque chose qui, bien qu’il puisse être contenu dans les mots, échappe aux mots, échappent à toute définition. Eh hop ! La jolie pirouette.

Une expression formelle – attachée à la forme et aux structures expressives –, ne peut exister sans une structure formelle, précise et sans ambiguïté – à la fois de son contenu et de son organisation –, soutenue par des présupposés, en relation avec ce qui est donné, et lié à une cause... ; tout cela est un peu confus, je ne suis pas très fort pour expliciter mes idées... Le fond et la forme, la cause et l’effet, l’éphémère et l’éternel...

Avec les mots, j’essaie de formuler mes intuitions, de donner vie à mes sensations, d’explorer mes contradictions, de débouter mes certitudes, de me distraire (m’éloigner) de moi-même, de me retrouver, de me perdre, de communiquer, de radoter (souvent), etc. Bref, je suis comme toi, beaucoup de choses m’échappent, le réel, en première instance ; l’inconcevable stupidité des hommes (en général) ; la beauté, qui malgré tout, subsiste (et ce n’est sans doute pas sans rapport avec cet "amour" que j’ai vainement tenté d’expliciter) ; la vie (le mystère absolu), ce truc de dingue... Après le dessin, la peinture, la photo... j’essaie les mots, j’apprends, je découvre, j’avance à tâtons, avec mes tics et maladresses...

Tu noteras la prouesse, j’ai presque réussi à être "sérieux", et, je l’espère, pas trop ennuyeux :)

@pluche

Réponse de Krapo-i2 le 30/10/2011 à 17h50
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés