« Dans Le déclin de l’Occident, Spengler distingue le principe de la forme (Gestalt) et le principe de la loi
: le premier à donné l’histoire, la poésie et la vie ; le second la physique, les mathématiques et la mort. »
Ray Monk – Wittgenstein
(Forme de Dialogue ou Dialogue de Forme – NK -2012)
Je ne suis pas sûr d’être plus intelligent qu’un corbeau, me dit le crapaud ; je ne suis pas certain non plus que le corbeau
soit plus intelligent qu’un champignon ou qu’un morceau de fromage (il se peut que les corbeaux poussent cris d’orfraie en entendant cela) ; en fait, je ne sais pas ce que veut dire «
intelligence » ou plutôt, dire de quelle intelligence il question, lorsque l’on parle d'intelligence chez le corbeau... ses facéties, sa capacité à subvenir à ses besoins vitaux, à se mouvoir
dans les airs... ? Si on parle de l’intelligence en termes de durée de vie, un éléphant est plus intelligent qu’un papillon.
Lorsque je dis : de ça on ne peut en parler, ou : l’intelligence humaine a plus à voir avec une tare, qu’une qualité... ou :
chez l’homme, l’intelligence est proportionnel à son inconséquence... et me taire, observer un long moment de silence... en attendant que l’ange passe... et passer à autre chose... ou revenir là,
sur ça, etc.
Nous confondons trop souvent la circonstance avec les événements qui lui ont donné naissance (ou l’inverse). Lorsque nous
disons : au fond d’un bocal, un cornichon oublié s’ennuyait, tous les regards se tournent vers le cornichon.
Niko K
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vers le cornichon qui l'a dit ?
Je te remercie de m’avoir ouvert les yeux, le cornichon n’était sans doute pas le plus approprié à expliciter ce que je voulais rendre explicite, certainement trop connoté... Prenons un autre exemple : lorsque nous disons : au fond d’un bocal, un petit pois oublié s’ennuyait, tous les regards se tournent vers le petit pois ; voilà qui est mieux, le petit pois en plus d’être rond, vert et tout mignon est sans doute plus (empathique) qu’un cornichon qui, bien que n’appartenant pas au même ordre, est assimilable à une andouille... mais tout soudain je suis saisi d’un doute, un doute Massaï ou Bantou, et l’image du petit pois brinquebalant dans la tête vide d’une andouille qui se prend pas pour un cornichon, m’apparait avec la claire évidence d’une révélation révélée. Toutes ces cogitations m’ont épuisé, mon taux de glucose est au plus bas, mes métaphores sont toutes foireuses, le bocal est vide et j’ai l’air d’un con.
Voilà qui va plaire à la Magicienne aux trois corbeaux.
Je ne suis pas sûr... tout ça manque de poésie... ce que j’écris manque de poésie... ma vie manque de poésie... mon monde et le monde tel que je le perçois, manquent de poésie... Je ne sais à quoi l’attribuer, est-ce un mécanisme d’autodéfense, d’autocensure... suis-je lucide ou aveugle... la liste des causes possibles est sans fin, ou par trop évidente... qu’attendre d’un Krapo-i2, aussi délicat qu’un bulldozer dans un magasin de porcelaine... Cette soudaine prise de conscience est peut-être un signe, le signe d’un renouveau, ou une invitation à explorer d’autres horizons, découvrir des perspectives nouvelles, des contrées plus fécondes... Parfois j’aimerais être koala... une voix lointaine me demande : ça va... peut-être la fée Clochette ou Barbara Stener – leurs deux voix sont si proches... Il est six heures quarante-cinq et je ne suis plus sûr de vouloir être un koala... il suffit peut-être de fermer un instant les yeux pour que tout s’arrange enfin.
le dilemne de la métaphore potagère...
Le dilemme... c’est le terme qui convient et un bon résumé de la (ma) situation... La question est, lequel choisir :
1. Raisonnement comprenant deux prémisses contradictoires, mais menant à une même conclusion, laquelle, par conséquent, s’impose.
2. Obligation de choisir entre deux partis contradictoires possibles et présentant tout deux des inconvénients.
Je ne sais quel dilemme choisir, en vérité, aucun des deux ne me convient, aucun des deux ne me donne de solution pour résoudre les terribles tentions dilemmatiques qui se pose à moi.
Si mes raisonnements se veulent apagogiques, ils n’aboutissent pour la plupart, à aucune vérité (logique et démontrable).
Ma position est de plus en plus intenable, j’ai sur les bras deux prémisses contradictoires qui malheureusement, ne mènent à aucune conclusion logique acceptable. Il n’y a probablement rien à sauver, ni mes ridicules paralogismes, ni mes substructions bancales... La vie krop’injuste !