(Motif - nk - 2012)
La nature du motif infère la persistance ou la non-persistance du motif, sa réitération ou sa non-réitération, selon les flux et
reflux, ou si vous préférez, selon les va-et-vient, positifs ou négatifs, tangibles ou intangibles qui l’animent. Ce sont ces mouvements cycliques qui donneront, pour une large part, la mesure de
leurs influences ou de leurs non-influences sur les récepteurs perceptuels, plus ou moins sensibles, des joyeux, tristes ou impassibles observateurs du dit motif. En dernière analyse, ce sont
leurs appréciations ou non-appréciations, dont dépendra la survie du motif. Si les avis sont favorables, il entrera en redondance selon un principe récursif, et ainsi, assurera sa pérennité ; au
contraire, si les observateurs du dit motif sont grincheux, mal lunés, et de fait d’une totale mauvaise foi, cela, quelque soit les qualités intrinsèques du dit motif, il disparaitra à jamais de
la mémoire des hommes. Le but de tout motif est bien évidemment de survivre, tout motif digne ce nom, n’a d’autre préoccupation que lutter pour sa survie. Ce n’est donc pas uniquement la qualité
du motif – comme on pourrait le penser – qui lui assure ou non une pérennité, mais son rythme, sa fréquence, sa force charismatique et pour l’essentiel, l’humeur des observateurs.
Il y a dans ce qui vient d’être dit, quelque chose de bancal... certains avancerons l’influence des cycles lunaires, je ne leur
accorde pour ma part aucun crédit ; mais là n’est pas ce qui me chagrine... non, il y a quelque chose qui cafouille, comme une escarbille dont nous ne pouvons déterminer le point d’impact et qui
menace de foutre le feu au lac. Ce n’est peut-être qu’une impression... j’essaie de me consoler en pensant qu’une vérité énoncée reste une vérité, quand bien même fut-elle déboutée sitôt
prononcée ; car elle a existé comme telle – au moins l’instant de l’énoncer –, et de fait, demeurera à jamais une vérité à ce moment « x » de son histoire... malgré tout, subsiste un doute...
c’est comme une irritation... ça démange sans vraiment dire d’où cela provient... Dès que possible, j’en parlerais à Mme de Saint-Ange.
Lucius Crédul
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