Je me perds dans les mots pour me soustraire aux images, en marchant à contre-sens, le plus possible à contre-sens. Le vent a ablati les nuages, laissant derrière lui un ciel vide. Le vide déjà est le vide, avant même d’être nommé, au premier temps, sitôt maintenant-là, sitôt-là maintenant, sans négation possible, immuable et intangible. Je ferme un instant les yeux, ce blanc assassin m’a ruiné les rétines. Je ne peux aller au-delà, j’erre dans cette région frontalière, condamnée à ne pouvoir franchir cette limite. Toutes nos pseudo avancés scientifiques, juste un saut de puce quantique, ridicule, grotesque, pitoyable.
Krapo-i2
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Et pourtant les mots sont des clefs à images ....
D’un point à rien, ou plutôt l’inverse, tout se joue entre un vide et un point... la frontière et mince... presque hors limite... écoute ce que mon ami Ludwig nous dit : "Die Worte sind wie die Haut auf einem tiefen Wasser – Les mots sont comme la surface d’une eau profonde."...
Ma soif est grande ...
... de folles nuits d’ivresses en perspectives !
....jusqu'à oublier qu'il faut de se réveiller ...au quotidien !
Le quotidien... en voilà un qui aurait bien besoin d’être ré-enchanté...